Les vices opposés à la vertu de Foi
Texte de l’Écriture Sainte – Psaume 2
Pourquoi les nations frémissent-elles et les peuples méditent-ils de vains projets ? Les rois de la terre se sont levés et les princes tiennent conseil contre le Seigneur et contre son Christ. « Brisons leurs chaînes, disent-ils, jetons loin de nous leur joug ! » Celui qui est assis dans les cieux se rie d’eux, le Seigneur se moque de leur folie. Alors Il leur parlera dans sa colère, Il les épouvantera dans sa fureur. « C’est moi qu’il a établi roi sur Sion sa montagne sainte, et je veux annoncer son décret. Le Seigneur a dit : « Tu es mon Fils, je T’ai engendré aujourd’hui. Demande-moi et je te donnerai les nations pour héritage, et pour domaine les extrémités de la terre ! Tu les régiras avec un sceptre de fer, et tu les briseras comme un vase d’argile » Et maintenant, ô rois, devenez sages ; instruisez-vous, juges de la terre ! Servez le Seigneur avec crainte et réjouissez-vous en Lui avec tremblement. Je crois en l’Esprit-Saint Attachez-vous à sa Loi de peur que le Seigneur ne s’irrite et que vous ne périssiez hors du droit chemin, lorsque s’allumera sa colère. Heureux tous ceux qui mettent en Lui leur confiance !
Temps de contemplation : Initiation à la Théologie de Saint Thomas, père Sineux. Les vices opposés à la vertu de Foi
Les chrétiens sont communément appelés « les fidèles » ou le « peuple fidèle ». Ce terme qui dérive de « Fides », désigne alors les hommes dotés de la Vertu de Foi. Par contre, ceux qui ne partagent pas le Foi chrétienne sont classés sous le nom générique « d’infidèles ». Cependant, chez un grand nombre de ceux-ci, l’infidélité n’est qu’un état malheureux dont ils ne sont nullement responsables : leur ignorance est dite « invincible » ; ils n’ont pas refusé d’entendre la Vérité révélée, bien plutôt ils n’ont eu aucun moyen d’en être informés. Ces infidèles ne sont pas coupables. Il en va tout autrement de l’homme qui, entendant clairement la Parole de Dieu, refuse obstinément de la retenir ; ou plus encore de celui qui, l’ayant un moment accueillie, la rejette ensuite, et renie sa croyance. Le premier est l’incroyant conscient et volontaire, trop orgueilleux pour admettre une vérité qui ne vient pas de sa propre raison ; le second est l’apostat dont les passions soudain s’insurgent contre la bienfaisante discipline de la Vérité… L’absence de Foi, simple négation de Dieu ou de son action dans le monde, ne serait logiquement qu’une indifférence totale à l’égard d’un Etre considéré comme inexistant ou du moins, quantité négligeable. Pourquoi donc, le plus souvent, devient-elle une hostilité ouverte ? Incroyants et apostats sont moins athées qu’ils ne le prétendent. Est-ce dans le généreux dessein de « libérer le peuple de la superstition » comme ils le proclament pompeusement, qu’ils s’acharnent à saper son autorité et jusqu’à effacer son Nom ? . … Ils savent, ils sentent bien que Dieu est ; mais pour eux, Il n’est plus qu’un gêneur. L’infidélité, au fond, chez l’homme comme chez Lucifer, est beaucoup plus une insurrection de la volonté qu’une lacune de l’intelligence. « Il ne veut pas entendre ou pas admettre de peur d’avoir à faire le bien »(ps. 50). Il se forge une ignorance factice, avec l’espoir de s’y retrancher à « l’abri des exigences de la Vérité » Et si, à force de négations délibérées, l’esprit en vient à se persuader que Dieu n’existe plus ou du moins qu’il n’y a plus lieu de tenir compte de sa présence, cet aveuglement est plutôt la conséquence et le châtiment de la déloyauté initiale. Pas plus que le croyant ne crée son Dieu par la Foi, l’infidèle ne saurait le détruire, ni rien enlever à son action. L’infidélité ne parvient même pas à arracher du coeur humain le besoin inné de croire à un être supérieur, de se rattacher à une autorité plus haute que la raison, d’entrer en contact avec l’au- delà. Ce qui arrive alors, c’est que le vrai Dieu, à peine éliminé, est remplacé par de faux dieux ; et à la Foi succèdent les superstitions, parfois la magie et la sorcellerie grossières…
Réflexions pour ma vie
Dans le monde actuel où de moins en moins de gens entendent parler de Jésus-Christ, suis-je assez sûr de ma Foi pour ne pas m’en cacher ? Est-ce que j’ose en parler, défendre la Foi catholique en expliquant pourquoi, si c’est nécessaire ? Est-ce que je cherche à l’approfondir ? Est-ce que je prie pour la conversion de telle ou telle personne que je connais et qui n’a pas la Foi ?
Résolution du jour
Je lis le CEC : 2ème section, chapitre 2, article 7 parag. 668- 679 « Il reviendra pour juger les vivants et les morts ». J’invite un ami, une connaissance à participer à une rencontre spirituelle ou à un temps de prière dans l’Eglise. Je maintiens la résolution de lire l’Evangile de chaque jour et de le méditer.
Prière : ACTE DE CONFIANCE de Saint Claude La Colombière
Mon Dieu, je suis si persuadé que vous veillez sur ceux qui espèrent en vous et qu’on ne peut manquer de rien quand on espère de vous toutes choses, que j’ai résolu de me décharger sur vous de toutes mes inquiétudes. Dans la paix je m’étends et m’endors aussitôt ; car c’est vous seul, Seigneur, qui, dans l’espérance, m’avez établi. Les hommes peuvent me dépouiller et des biens et de l’honneur ; les maladies peuvent m’ôter les forces et les moyens de vous servir ; je puis même perdre votre grâce par le péché ; mais jamais je ne perdrai mon espérance, car c’est vous seul, Seigneur, qui m’avez établi dans l’espérance. Seigneur, toute ma confiance, c’est ma confiance même ; rien ne peut m’effrayer tant que j’espérerai ; et je suis assuré d’espérer toujours, car j’espère de vous cette invariable espérance. J’espère que vous m’aimerez toujours et que je vous aimerai aussi sans relâche ; et je vous espère vous-même de vous-même, ô mon Créateur, pour le temps et pour l’éternité.