Jésus a associé la Vierge Marie à ses mystères
Texte du Magnificat
Mon âme exalte le Seigneur, exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur ! Il s’est penché sur son humble servante ; désormais, tous les âges me diront bienheureuse. Le Puissant fit pour moi des merveilles ; Saint est son nom ! Son amour s’étend d’âge en âge sur ceux qui le craignent. Déployant la force de son bras, il disperse les superbes. Il renverse les puissants de leur trône, il élève les humbles. Il comble de biens les affamés, renvoie les riches les mains vides. Il relève Israël son serviteur, il se souvient de son amour, de la promesse faite à nos pères, en faveur d’Abraham et de sa race, à jamais. Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit, pour les siècles des siècles. Amen.
Temps de contemplation : « La Mère du Verbe incarné », Dom Marmion
Le Verbe n’a pas seulement prédestiné Marie à être sa mère selon l’humanité, il ne lui a pas seulement rendu, en la comblant de grâces, l’honneur que cette dignité comportait, mais il l’a associée à ses mystères. Nous voyons dans l’Evangile que Jésus et Marie sont inséparables dans les mystères du Christ. (Après la naissance à Bethléem, la présentation au Temple) toute la vie à Nazareth se passe sous l’autorité de Marie ; c’est à sa prière que Jésus, au début de sa vie publique, se révèle par son premier miracle à Cana ; les Evangélistes nous disent qu’elle a suivi le Christ dans plus d’une de ses courses apostoliques. C’est de cœur et d’âme que la Vierge Marie entre dans les mystères de son Fils. St Luc nous dit que la mère de Jésus « conservait dans son cœur les paroles de son Fils pour les méditer » Les paroles de Jésus étaient pour elle source de contemplation… Le Christ, assurément, quand il vivait ces mystères éclairait l’âme de sa mère de lumière sur chacun d’eux ; elle les comprenait, elle s’y associait ; tout ce que disait ou faisait Notre Seigneur était pour celle qu’il aimait entre toutes les femmes, une source de grâces. Jésus rendait pour ainsi dire en vie divine dont Il est la source ce qu’il en avait reçu en vie humaine. C’est pourquoi le Christ et la Vierge sont si indissolublement unis dans tous les mystères ; et c’est aussi pourquoi Marie nous a tous unis dans son cœur, avec son divin Fils. Or l’œuvre par excellence de Jésus, le saint des saints de ses mystères, c’est sa Passion… Le Christ jésus a voulu faire entrer sa Mère dans ce mystère à un titre si spécial, Marie s’y est unie si pleinement à la volonté de son Fils Rédempteur, qu’elle partage véritablement avec Lui tout en gardant son rang de simple créature, la gloire de nous avoir, en ce moment, enfantés à la vie de la grâce. Allons au Calvaire, au moment où le Christ Jésus va consommer l’œuvre que son Père Lui a donné d’accomplir ici-bas… Qui se trouve au pied de la croix à cet instant suprême ? Marie, la mère de Jésus, avec Jean, le disciple bien- aimé et quelques autres femmes. Elle es là debout ; elle vient de renouveler l’offrande de son Fils, qu’elle fit jadis lorsqu’elle le présenta au Temple ; à ce moment, elle offre au Père éternel, pour la rançon du monde, « le fruit béni de ses entrailles »… Avant d’expirer… Jésus voit au pied de la croix sa mère plongée dans une si grande douleur et son disciple Jean qu’Il aime tant, celui-là même qui a entendu et nous a rapporté les suprêmes paroles. Jésus dit à sa Mère : « Femme, voilà votre Fils » ; ensuite il dit au disciple ; « Et vous, voilà votre Mère ». St Jean nous représente tous ici : c’est à nous qu’en mourant Jésus lègue sa Mère. N’est-il pas notre « frère aîné » ? … Or si le Christ est devenu notre frère aîné, en empruntant à Marie une nature comme la nôtre, qui le rendait participant à notre race, quoi d’étonnant qu’il nous ait, en mourant, donné pour Mère dans l’ordre de la Grâce celle qui fut sa Mère selon la nature humaine ? … Pouvons-nous douter un instant que, d’autre part, la Vierge n’ait répondu, comme à Nazareth, par un Fiat, silencieux cette fois, mais également plein d’amour, d’humilité et d’obéissance, où la plénitude de sa volonté s’écoulait dans celle de Jésus, pour réaliser le vœu suprême de son Fils ?
Réflexions pour ma vie
Jésus a été uni à sa Mère, la Vierge Marie dans toute sa vie, à Nazareth comme dans sa vie publique. Elle est aussi notre Mère et nous sommes ses enfants. Est-ce que j’y pense ? Est-ce que la Vierge Marie est aussi ma Mère ? Est-ce que je m’adresse à Elle comme à une Maman de qui je peux attendre consolation, aide, conseil, à qui je peux me confier, que je remercie pour ce qu’Elle fait pour moi ? Est-ce que j’ai conscience qu’Elle est là, près de moi dans ma vie de tous les jours, qu’Elle m’écoute ?
Résolution du jour
Je prie particulièrement pour la vie, les enfants à naître et les pauvres mamans qui commettent l’avortement. Je médite les mystères joyeux, je remercie la Vierge Marie pour l’amour maternel qu’elle me prodigue et lui demande de consoler toutes les mamans en souffrance.
Prière à Notre Dame de Guadalupe
“Notre Dame de Guadalupe, je sais avec certitude que vous êtes la parfaite et perpétuelle Vierge Marie, Mère du vrai Dieu. Vous me montrez et m’offrez votre amour, votre compassion, votre aide, votre protection. Vous êtes Mère miséricordieuse, Mère de tous ceux qui vous aiment, de ceux qui vous implorent, de ceux qui ont confiance en vous. Vous entendez mes pleurs et mes douleurs. Vous soignez et allégez mes souffrances, mes besoins, mes malheurs. Vous me demandez de ne pas être troublé ou écrasé par mes chagrins et de ne pas craindre les maladies, les vexations, les anxiétés, les douleurs. Vous êtes ma Mère et je suis sous votre protection. Vous êtes ma fontaine de vie et je me blottis dans vos bras ! Mère de miséricorde, avec amour, je vous consacre tout mon être, ma vie, mes souffrances, mes joies, tous ceux que vous m’avez confiés et tout ce qui m’appartient. Je désire être tout à vous et marcher avec vous sur le chemin de la sainteté. O Vierge immaculée, écoutez la prière que je vous adresse avec une filiale confiance, et présentez la à votre divin Fils. Notre-Dame de Guadalupe, patronne des enfants à naître, donnez-nous la grâce d’aimer, de donner, d’accueillir et de respecter la vie, dans le même amour avec lequel vous avez conçu dans votre sein la vie de Jésus, votre Fils bien aimé. Sainte Marie, Reine des foyers, protégez et aidez nos familles afin qu’elles soient toujours unies ; soutenez tout particulièrement les mamans qui ont perdu leur enfant. Je vous en prie, Mère très sainte, Amen.