Jour 3

« Vivre pour Dieu » la mort au péché

Texte de l’Écriture Sainte : Cantique d’Osée 6, 1-16

Venez, retournons vers le Seigneur ! il a blessé, mais il nous guérira ; il a frappé, mais il nous soignera. Après deux jours, il nous rendra la vie ; il nous relèvera le troisième jour : alors, nous vivrons devant sa face. Efforçons-nous de connaître le Seigneur : son lever est aussi sûr que l’aurore ; il nous viendra comme la pluie, l’ondée qui arrose la terre. Que ferai-je de toi, Éphraïm ? Que ferai-je de toi, Juda ? Votre fidélité, une brume du matin, une rosée d’aurore qui s’en va. Voilà pourquoi j’ai frappé par mes prophètes, donné la mort par les paroles de ma bouche : mon jugement jaillit comme la lumière. Je veux la fidélité, non le sacrifice, la connaissance de Dieu plus que les holocaustes.

Temps de contemplation : « Le Christ dans ses mystères » Dom Marmion

Le second élément de la sainteté… est l’appartenance à Dieu, le dévouement pour Dieu, ce que St Paul appelle : « Vivre pour Dieu » Cette vie pour Dieu comprend une infinité de degrés. Elle suppose d’abord qu’on est totalement séparé de tout péché mortel ; entre celui-ci et la vie divine, il y a incompatibilité absolue. Il y a ensuite la séparation d’avec le péché véniel, d’avec les racines du péché, d’avec tout mobile naturel ; le détachement de tout ce qui est créé. Plus la séparation est complète, plus nous sommes affranchis, plus nous sommes spirituellement libres et plus aussi la vie divine se développe et s’épanouit en nous ; à mesure que l’âme se libère de l’humain, elle s’ouvre au divin, elle goûte les choses célestes, elle vit de la vie de Dieu. En ce bienheureux état, l’âme est non seulement libre de tout péché, mais elle n’agit plus que sous l’inspiration de la grâce, que par un mobile surnaturel. Et quand ce mobile s’étend à toutes ses actions, quand l’âme, par un mouvement d’amour habituel et stable, rapporte tout à Dieu, à la gloire du Christ et à celle de son Père, alors c’est en elle la plénitude de la vie, c’est la sainteté : Vivit Deo. Vous remarquerez que durant le temps Pascal, l’Église nous parle souvent de vie, non seulement parce que le Christ, par sa résurrection, a vaincu la mort, mais surtout parce qu’il a rouvert aux âmes les sources de la vie éternelle. C’est dans le Christ que nous trouvons cette vie… Il faut demeurer dans le Christ et lui doit demeurer en nous afin que nous puissions porter de nombreux fruits. Comment cela ? Par sa grâce, par la Foi que nous avons en Lui, par les vertus dont il est l’exemple et que nous imitons. Lorsqu’ayant renoncé au péché, nous mourrons à nous- même… lorsque nous n’agissons plus que sous l’inspiration de Saint-Esprit et en conformité avec les préceptes et les maximes de l’Evangile de Jésus, alors c’est la vie divine du Christ qui s’épanouit en nos âmes, « c’est le Christ qui vit en nous ». Nous ne pouvons y arriver en un jour ; la sainteté, inaugurée au baptême, ne se réalise que peu à peu, par étapes successives. Tâchons de faire en sorte que chaque Pâques, que chaque jour de cette période bénie qui s’étend de la Résurrection à la Pentecôte, produise en nous une mort plus complète au péché, à la créature une croissance plus vigoureuse et plus abondante de la vie du Christ. Il faut que le Christ règne en nos cœurs, et que tout, en nous, lui soit soumis…

Réflexions pour ma vie

Petit examen de conscience : m’est-il arrivé de commettre un péché mortel consciemment ? M’en suis-je confessé ? Est-ce que j’essaie de toutes mes forces de me séparer du péché véniel, de me libérer de tout attachement pour vivre par Jésus, avec Lui et en Lui ?

Résolution du jour

Je relis ce que me dit Le Catéchisme de l’Église Catholique sur le sacrement de pénitence 2ème partie, 2ème section, chap. 2, parag. 1422-1484 Je choisis une faute particulière à combattre. Je suis ferme dans ma résolution de temps de prière et d’adoration.

Prière : ACTE D’MOUR du saint curé d’Ars (XIX ème siècle)

Je vous aime, ô mon Dieu, et mon seul désir est de vous aimer jusqu’au dernier soupir de ma vie. Je vous aime, ô mon Dieu infiniment aimable, et j’aime mieux mourir en vous aimant que de vivre un seul instant sans vous aimer. Je vous aime, ô mon Dieu, et je ne désire le Ciel que pour avoir le bonheur de vous aimer parfaitement. Je vous aime, ô mon Dieu, et je n’appréhende l’enfer que parce qu’on n’y aura jamais la douce consolation de vous aimer. Ô mon Dieu, si ma langue ne peut dire à tout moment que je vous aime, du moins je veux que mon coeur vous le répète autant de fois que je respire. Ah ! Faites-moi la grâce de souffrir en vous aimant, de vous aimer en souffrant, et d’expirer un jour en vous aimant et en sentant que je vous aime. Et plus j’approche de ma fin, plus je vous conjure d’accroître mon amour et de le perfectionner. Amen.