En ce mois de Mai, mois de Marie, regardons Celle qui a dit « oui », qui a accepté de donner au Verbe « une nature humaine »
Texte de l’Écriture Sainte : évangile selon Saint Jean I, 1-14
AU COMMENCEMENT était le Verbe, et le Verbe était auprès de Dieu, et le Verbe était Dieu. Il était au commencement auprès de Dieu. C’est par lui que tout est venu à l’existence, et rien de ce qui s’est fait ne s’est fait sans lui. En lui était la vie, et la vie était la lumière des hommes ; la lumière brille dans les ténèbres, et les ténèbres ne l’ont pas arrêtée. Il y eut un homme envoyé par Dieu ; son nom était Jean. Il est venu comme témoin, pour rendre témoignage à la Lumière, afin que tous croient par lui. Cet homme n’était pas la Lumière, mais il était là pour rendre témoignage à la Lumière. Le Verbe était la vraie Lumière, qui éclaire tout homme en venant dans le monde. Il était dans le monde, et le monde était venu par lui à l’existence, mais le monde ne l’a pas reconnu. Il est venu chez lui, et les siens ne l’ont pas reçu. Mais à tous ceux qui l’ont reçu, il a donné de pouvoir devenir enfants de Dieu, eux qui croient en son nom. Ils ne sont pas nés du sang, ni d’une volonté charnelle, ni d’une volonté d’homme : ils sont nés de Dieu. Et le Verbe s’est fait chair, il a habité parmi nous, et nous avons vu sa gloire, la gloire qu’il tient de son Père comme Fils unique, plein de grâce et de vérité.
Temps de contemplation : « La Mère du Verbe incarné », Dom Marmion
Toute notre sainteté consiste dans l’imitation du Christ Jésus, dans la conformité de tout nous-même au Fils de Dieu, dans notre participation à la filiation divine. Etre par la Grâce ce que Jésus est par nature, c’est la fin de notre prédestination et la norme de notre sainteté… Le Christ est Dieu et homme, Fils de Dieu et Fils de l’Homme, vrai Dieu et vrai homme : ce sont là des titres constitutifs, intangibles. Il y a dans les Ecritures une parole étonnante appliquée à la Sagesse éternelle, au Verbe de Dieu : » Mes délices sont d’être avec les enfants des hommes » … Cette merveille s’est réalisée ; car le Verbe s’est fait chair, et Il a habité parmi nous… Le Verbe a désiré être l’un d’entre nous ; il a réalisé, d’une manière ineffable, ce divin désir… Or, si le Christ Jésus est le Fils de Dieu par sa naissance ineffable et éternelle « dans le sein du Père », Il est le fils de l’homme par sa naissance temporelle dans le sein d’une femme… Cette femme est Marie, mais cette femme est aussi une Vierge. C’est d’elle et d’elle seule que le Christ tient sa nature humaine; c’est à elle qu’il doit d’être Fils de l’homme. Elle est véritablement Mère de Dieu. Marie occupe donc, en fait, dans le Christianisme, une place unique, transcendante, essentielle. De même que la qualité de « Fils de l’homme » ne peut se séparer de celle de « Fils de Dieu », de même, Marie est unie à Jésus : en fait la Vierge Marie entre dans le mystère de l’Incarnation à un titre qui tient à l’essence même du mystère. C’est pourquoi nous devons nous arrêter quelques instants à contempler cette merveille d’une simple créature associée, par des liens si étroits, à l’économie du mystère fondamental du Christianisme et par conséquent à notre vie surnaturelle, à cette vie divine qui nous vient du Christ, Homme- Dieu, et que le Christ nous donne, en tant que Dieu, mais en se servant, ainsi que je vous l’ai dit, de son humanité. Nous devons être, comme Jésus « Filius Dei et Filius Mariae » ; il est l’un et l’autre parfaitement ; si donc nous voulons reproduire son image en nous, nous devons porter en nous cette double qualité… La dévotion envers la Vierge Marie est non seulement importante, mais nécessaire, si nous voulons puiser en abondance à la source de vie. Séparer le Christ de sa Mère dans notre piété, c’est diviser le Christ ; c’est perdre de vue le rôle essentiel de son humanité sainte dans la collaboration à la grâce divine. Quand on abandonne la Mère, on ne comprend plus le Fils.
Réflexions pour ma vie
Je relis le Prologue de l’Evangile de St Jean et je contemple l’Amour infini de Dieu de qui vient toute chose, qui se fait homme, tout petit- enfant, conçu dans le sein d’une Vierge… pour nous racheter du péché ! Quelle humilité de Dieu ! ! Est-ce que j’ai conscience de l’Infini qui sépare Dieu de l’homme, la Sainteté de Dieu de ma pauvreté ? Je regarde la Vierge Marie unie à son Fils, quelle est ma dévotion envers elle ? Est-ce que je suis fils de Dieu et aussi fils de Marie ?
Résolution du jour
Je médite sur les mystères douloureux et la participation de la Vierge Marie aux souffrances de Jésus. Je lui offre mes joies, mes peines, mes souffrances.
Prière à Notre Dame de Guadalupe
“Notre Dame de Guadalupe, je sais avec certitude que vous êtes la parfaite et perpétuelle Vierge Marie, Mère du vrai Dieu. Vous me montrez et m’offrez votre amour, votre compassion, votre aide, votre protection. Vous êtes Mère miséricordieuse, Mère de tous ceux qui vous aiment, de ceux qui vous implorent, de ceux qui ont confiance en vous. Vous entendez mes pleurs et mes douleurs. Vous soignez et allégez mes souffrances, mes besoins, mes malheurs. Vous me demandez de ne pas être troublé ou écrasé par mes chagrins et de ne pas craindre les maladies, les vexations, les anxiétés, les douleurs. Vous êtes ma Mère et je suis sous votre protection. Vous êtes ma fontaine de vie et je me blottis dans vos bras ! Mère de miséricorde, avec amour, je vous consacre tout mon être, ma vie, mes souffrances, mes joies, tous ceux que vous m’avez confiés et tout ce qui m’appartient. Je désire être tout à vous et marcher avec vous sur le chemin de la sainteté. O Vierge immaculée, écoutez la prière que je vous adresse avec une filiale confiance, et présentez la à votre divin Fils. Notre-Dame de Guadalupe, patronne des enfants à naître, donnez-nous la grâce d’aimer, de donner, d’accueillir et de respecter la vie, dans le même amour avec lequel vous avez conçu dans votre sein la vie de Jésus, votre Fils bien aimé. Sainte Marie, Reine des foyers, protégez et aidez nos familles afin qu’elles soient toujours unies ; soutenez tout particulièrement les mamans qui ont perdu leur enfant. Je vous en prie, Mère très sainte, Amen.