Jour 27

La charité envers le prochain

Texte de l’Écriture Sainte Evangile selon St Matthieu XXII, 35- 40

Et l’un d’entre eux, un docteur de la Loi, posa une question à Jésus pour le mettre à l’épreuve : « Maître, dans la Loi, quel est le grand commandement ? » Jésus lui répondit : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton esprit. Voilà le grand, le premier commandement. Et le second lui est semblable : Tu aimeras ton prochain comme toi- même. De ces deux commandements dépend toute la Loi, ainsi que les Prophètes. » La charité envers le prochain

Temps de contemplation : Initiation : à la Théologie de St Thomas - Père Sineux. La Charité envers le prochain

Le cœur charitable devient donc vaste comme le monde, vaste et bon comme le cœur de Dieu… La Charité embrasse tous les hommes indistinctement dans le nom de « prochain », même ceux-là qui paraîtraient les plus « lointains ». Aucun n’est vraiment lointain pour Dieu, puisque chacun porte en soi l’image de son Créateur, et reste l’objet de la sollicitude attentive de sa Providence. Tous méritent donc d’être aimés de nous « pour l’Amour de Dieu », autrement simplement parce que Dieu les aime. « Pour l ‘Amour de Dieu » encore, parce que tous ces êtres raisonnables, s’ils aiment Dieu déjà, peuvent progresser dans cet Amour ; s’ils l’ignorent, ils peuvent être amenés à Le connaître ; s’ils sont ses ennemis, ils peuvent se convertir et devenir ses amis. Ainsi tous procureraient à ce Dieu la joie et la gloire de surcroît qu’Il attend de ses créatures… De là découlent la mesure et la manière d’aimer le prochain. « Comme Je vous ai aimés » dit le Christ dans son commandement nouveau… Le prochain est toujours aimable, dût-il ne pas le paraître aux yeux de la sensibilité, parce que la Foi découvre en lui une créature déjà aimée de Dieu, et une créature à rapprocher de Dieu pour la joie et la gloire de ce Bien-Aimé… Que nous sommes loin, par conséquent de cette charité vulgarisée et terre à terre, (la plus appréciée pourtant, hélas, dans un monde matérialisé) qui ne se préoccupe que du soulagement des misères physiques, avec la prétention au surplus d’être la plus belle réalisation de l’Evangile ! Non que les œuvres de bienfaisance et de miséricorde corporelles soient négligeables ; elles sont, au contraire instamment recommandées ! Mais si elles ne s’animent pas de zèle pour la Gloire de Dieu et le salut des âmes, coupées de la grande inspiration et spoliées de l’Amour divin, laïcisées et naturalisées, elles se confondent avec une banale solidarité humaine et ne relèvent que de la philanthropie. Parmi tous nos « semblables », ceux avec lesquels nous partageons les choses essentielles à la vie, nous ressemblent davantage : il y a donc des raisons plus urgentes de les aimer « comme nous-même » Ne sera- ce pas d’ailleurs, le plus souvent la seule Charité effective que nous pourrons pratiquer. L’humanité dans son ensemble, impossible de l’atteindre autrement que par la prière qui l’englobe tout entière dans un désir sincère de la voir s’orienter vers sa destinée bienheureuse, et par une disposition permanente à traiter avec bienveillance tout être humain quel qu’il soit… …

Réflexions pour ma vie

Aimer les autres « pour l’Amour de Dieu ». Aimer mon prochain proche, ce n’est pas trop difficile, la famille, les amis…Un peu plus difficile envers ceux que je connais moins.Mais concrètement, qu’est-ce que je fais pour moi, que je fais aussi pour eux ? Est-ce que je suis attentif à leurs besoins ? Je les écoute ? Est-ce que je leur réponds quand ils m’appellent, je leur donne de mon temps ? Est-ce que j’essaie de faire fleurir la paix, l’union, l’entraide ?

Résolution du jour

Je prends la résolution d’agir en reconnaissant la présence de Dieu dans chacun de ceux que je croise ou avec qui je vis. Je suis fidèle à ma résolution, en ce mois de Mai, de réciter tous les jours une dizaine de chapelet ou plus pour ma famille, mes amis,mon pays…

Prière

Seigneur, faites de moi un instrument de votre paix. Là où il y a la haine, que je mette l’amour. Là où il y a l’offense, que je mette le pardon. Là où il y a la discorde, que je mette l’union. Là où il y a l’erreur, que je mette la vérité. Là où il y a le doute, que je mette la foi. Là où il y a le désespoir, que je mette l’espérance. Là où il y a les ténèbres, que je mette la lumière. Là où il y a la tristesse, que je mette la joie. Ô Maître, que je ne cherche pas tant à être consolé qu’à consoler, à être compris qu’à comprendre, à être aimé qu’à aimer ; car c’est en se donnant qu’on reçoit, c’est en s’oubliant qu’on trouve, c’est en pardonnant qu’on est pardonné, c’est en mourant qu’on ressuscite à la vie éternelle.